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Déclaration Conseil national : Un sale temps pour les droits de l’Homme en Algérie

26/03/2017

Le Conseil national de la LADDH s’est réuni en session ordinaire, le samedi 25 mars 2017 à Alger.
Après avoir adopté le bilan moral et financier du comité directeur, les membres du conseil national ont débattu de la situation des droits de l’Homme dans notre pays. Ils ont fait le constat, malheureusement renouvelé, d’une situation inquiétante en matière de respect des lois et des engagements internationaux en matière de respect des droits de l’Homme. C’est réellement :

Un sale temps pour les droits de l’Homme en Algérie.

Le Conseil national constate avec indignation la régression permanente, continue et a tous les niveaux des droits de l’Homme en Algérie. Les prétendues réformes que le pouvoir invoque, ne peuvent maquiller les pratiques autoritaires, arbitraires et violentes pour empêcher l’exercice effectif des libertés collectives et individuelles des citoyens.

Le pays vit dans un climat de tension entretenue qui est exacerbée par la répression, une non-gestion économique débridée, et par la corruption. Un tel climat n’est pas de nature à faire des échéances électorales une préoccupation des citoyens.

Le CN constate avec colère la multiplication inacceptable des emprisonnements et des intimidations contre des militants et activistes des réseaux sociaux. Il dénonce les agissements violents, arbitraires et irresponsables des pouvoirs publics à leur égard. Il s’agit d’une fuite en avant qui révèle la dangereuse paranoïa qui s’empare des tenants du pouvoir. La LADDH considère que l’exercice de la liberté d’expression et de création ne doit pas conduire dans les commissariats et les prisons.

Le Conseil national de LADDH dénonce les atteintes répétées aux droits de manifestation et de rassemblement. Il dénonce la répression dont sont victimes les étudiants en pharmacie, les travailleurs de SONELGAZ, et les syndicats autonomes.

Le CN estime que les dernières interdictions de la tenue des cafés littéraires, à Aokas et Bouzeguen, illustrent clairement le refus épidermiques de la liberté de penser par les pouvoirs publics.

L’autoritarisme exercé au nom de l’État demeure un obstacle majeur à l’émergence d’une société de tolérance et d’un État démocratique. La culture est un droit citoyen et une qualité qui caractérise les sociétés moderne.
La répression du courant religieux Ahmadite est inacceptable. Cela constitue une atteinte à une liberté fondamentale consacrée par les lois et conventions internationales. Le Conseil national considère que le droit de culte n’est pas une liberté réservée aux dogmes dominants, mais un principe général qui n’a de limite que celui du respect de la dignité humaine.

Le CN est préoccupé par la situation des détenus d’opinions qui souffrent dans un silence absolu des pouvoir publics. Il exige la libération sans condition de tous les détenus d’opinions sans exception aucune. Il réitère avec force que la liberté d’exprimer ses opinions est un droit inaliénable.

Le Conseil national rappelle, à la veille du passage de l’Algérie devant l’ExamenPériodique Universel (UPE) du Conseil des droits de l’Homme, les engagements pris dans le cadre des Conventions internationales de protection des droits de l’Homme ratifiées. Des engagements, qui rendent les autorités responsables de la garantie des droits de l’Homme pour tout un chacun, et cela dans leur indivisibilité et universalité.

Alger le 25/03/2017
Pour le Conseil
Nour-Eddine BENISSAD

2 Messages de forum

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    01/04/2017 13:09 , par KERROUCHE Meriem

    lettre adressé à Monsieur le Haut Commissaire
    des Nations Unies Aux Droits de l’Homme

    Objet : demande d’intervention.

    Monsieur le Haut commissaire,

    J’ai l’honneur de m’adresser à votre excellence en sollicitant de votre haute bienveillance une intervention auprès des autorités algériennes pour m’attribuer un logement social à l’intention de ma famille qui se compose de moi et mon fils âgé de 30 ans handicapé mentalement à 100 %

    J’ai 51 ans et je suis divorcée depuis 29 ans. je me suis retrouvée sans logements depuis plusieurs années.Pendant l’hiver, je dormais chez mes frères et mes sœurs provisoirement. et puis, je leur dérange et ils veulent se débarrasser de mois à cause de mon fils handicapé mentalement.

    je suis actuellement sans emploi et sans logement.il y a quelques mois j’ai subi une intervention chirurgicale.mon père est décédé en 1993, je partage sa pension de retraite avec ma mère. Je touche 9000 dinars par mois, soit la moitié de la pension.(environ 50 euros). cette somme ne peut garantir que 9% du pouvoir d’achat. cet argent me permet d’acheter les médicaments non remboursables pour mon fils, de quoi manger et parfois d’aller rendre visite à mes sœurs pour mon hébergement. mais la situation n’est pas tenable. Pendant l’été je passe la nuit dehors avec mon fils. Je n’ai pas trouvé une adresse où recevoir mon courrier. Aujourd’hui, l’état de ma santé s’est nettement dégradé. J’ai une légère dépression et la situation devient urgente. J’ai des gros soucis d’hypertension à force de souffrir de mon calvaire. J’aimerais simplement qu’on m’aide à trouver un logement décent pour ne pas vivre dans la rue, Le temps de trouver un travail et de reprendre une vie normale. en 2011, j’ai fait une demande de logement social, je me suis inscrit comme demanderesse de logement sous le n°353, mais depuis, je n’ai reçu aucune réponse.

    D’avance, je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien prêter à ma demande

    Veuillez agréer, monsieur le haut commissaire, l’expression de mes respectueuses salutations.

    Copie pour information :
    Le président de la république
    Le premier ministre
    Le parlement européen
    La département américain des affaires étrangères
    Amnesty international
    Fédération internationale des droits de l’homme
    HumanRightswatch

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